Partager l'article ! DEBUT DE LA TREVE HIVERNALE: Et si on parlait enfin du coût des loyers ? Depuis mardi dernier, les famill ...
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La Confédération Syndicale des Familles
Aubergenville/Epône et ses environs.
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Depuis mardi dernier, les familles menacées d’expulsions locatives ne peuvent plus être mises à la rue et ce, jusqu’au 15 mars 2012. Cette trêve intervient dans un contexte extrêmement difficile pour les familles, avec une hausse sensible des impayés, y compris dans le parc social (+ 9 % d’impayés de plus de trois mois dans le parc HLM selon une récente enquête de l’USH /1/).
Des centaines de milliers de familles se serrent la ceinture pour pouvoir continuer de payer leurs loyers. Selon un récent sondage, 69 % des français ont renoncé à d’autres postes de dépenses (santé, alimentation, loisirs…) pour faire face à leurs dépenses de logement.
Cela n’est guère étonnant lorsque l’on sait que les loyers ont pratiquement doublé en dix ans. Malgré cette situation dramatique, les locataires menacés d’expulsions sont souvent montrés du doigt, considérés au mieux comme des oisifs, au pire comme des profiteurs. La réalité est pourtant tout autre. Comme le démontre une récente enquête de l’ANIL /2/, l’impayé locatif fait suite dans 70 % des cas à une baisse des ressources, elle-même liée à un événement imprévu, tel que chômage, divorce, séparation, accident ou maladie, voire passage à la retraite ; s’y ajoutent 10 % de cas de surendettement dont l’origine peut, elle-même, être liée à une baisse des ressources.
En effet, Laurent Wauquiez s’est prononcé publiquement pour que « les logements sociaux soient réservés en priorité à ceux qui travaillent » (comme si ce n’était pas déjà le cas dans les faits !)
La CSF s’étonne de ces propos lorsque l’on sait que le gouvernement, par la voix de son ministre du logement Benoist Apparu, n’a eu de cesse de répéter que le parc social devait loger les démunis et de vilipender les classes moyennes qui oseraient encore occuper des logements sociaux qui ne leur sont pas destinés (cf loi BOUTIN).
En outre, le ministre de l’Enseignement Supérieur, qui dénonce ’les profiteurs du bas’ et ’le cancer de
l’assistanat’, tout en prétendant incarner une droite ’sociale’ n’est visiblement pas à une incohérence près puisque le gouvernement auquel il
appartient projette dans le même moment de prélever 3,2 milliards d’euros (sur trois ans) sur les ressources de l’organisme Action Logement (ex 1 %
patronal) dont le rôle est justement de collecter les fonds des entreprises du secteur privé pour construire des logements sociaux destinés aux salariés !
Parce que l’absence d’une politique cohérente du logement aboutit à la montée des impayés et des procédures d’expulsion,
La CSF demande :
* un moratoire sur les expulsions : plus aucune expulsion sans relogement préalable,
* la revalorisation des aides (Aide Personnalisée au Logement + forfait charges)
* l’encadrement et même la baisse des loyers,
* la construction massive de logements compatibles avec les ressources des familles.