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La Confédération Syndicale des Familles

Section Auber/Epône et ses environs

42 rue des 2 Fréres Laporte - 78680 Epône

Tél : 06 60 82 39 62

Courriel : lacsf.eponenvirons@yahoo.fr

 

La CSF UD 78

Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 14:15
La Confédération Syndicale des Familles était, le 9 janvier dernier, au meeting "Contre le logement cher, pour le droit au logement" organisé par la Plateforme des mouvements sociaux pour le logement, l’association pour le Droit Au Logement et la Fondation Copernic.
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Discours de LA CONFÉDÉRATION SYNDICALE DES FAMILLES

... "Bonjour à toutes et tous,
Je me présente : Élodie FUMET. J’interviens au nom de La Confédération Syndicale des Familles. La CSF est une organisation familiale nationale qui défend les intérêts des familles populaires partout en France. Nos militants agissent au sein des quartiers où ils vivent. Leurs domaines d’intervention sont aussi variés que la consommation, l’éducation populaire mais aussi bien évidemment la question du logement. Nos militants sont alors organisés en amicales de locataires. Ils siègent à ce titre au sein des conseils d’administration des bailleurs sociaux.
La CSF est la 3ème organisation de défense des locataires sur le plan national et elle est arrivée la première à Paris lors des dernières élections HLM. Fort de notre légitimité de terrain, nous faisons entendre la voix des locataires dans de nombreuses instances locales et nationales.
Je voudrais tout d’abord dire que je me réjouis moi aussi de cette mobilisation contre le logement cher. La CSF, comme de nombreux autres partenaires ici présents, alerte depuis de nombreuses années, les pouvoirs publics sur la gravité de la situation.
Le cout du logement a atteint un niveau insupportable pour les familles. Dans le parc social, les impayés et les expulsions locatives ne cessent d’augmenter, de l’aveu même des bailleurs. C’est dans ce contexte de précarité pour les familles que l’État a décidé de raboter pour cette année les aides au logement. Ces aides n’ont pratiquement pas évoluées depuis dix ans. Leur revalorisation pour 2012 sera inférieure aux augmentations de loyers prévues. Bien entendu, la différence sera payée par les familles déjà fragilisées par la crise.

Alors que l’État devrait agir avec force pour développer l’offre de logements sociaux, il n’a eu de cesse de baisser les subventions destinées à les financer.

Ce désengagement financier s’est accompagné d’une série de réformes injustes, initiées par la loi BOUTIN du 25 mars 2009. Ces réformes s’attaquent au fondement même du mouvement HLM. Le droit au maintien dans les lieux des locataires est remis en cause. Au lieu de mobiliser les crédits nécessaires à la construction de logements sociaux, l’État cherche à opposer les français entre eux et à montrer du doigt les familles supposées occuper indument un logement social. L’application de surloyers prohibitifs et l’abaissement des plafonds de revenus, loin de régler le problème, appauvrissent des nombreux ménages. A aucun moment, l’État ne s’est posé la question de l’effet pervers de ses réformes sur la mixité sociale dans nos quartiers. La loi Boutin prévoit également l’application dans cinq ans de critères marchands pour la détermination des loyers dans le parc social. Ce sont les fameuses conventions d’utilité sociale, qui n’ont de social que le nom. Cette réforme va aboutir immanquablement à augmenter le loyer de nombreuses familles.
Enfin et surtout, les bailleurs sociaux sont priés de vendre leur parc pour financer ce que l’État, pour des raisons (avant tout) idéologiques, ne veut plus financer.

Aux yeux du gouvernement, le parc social est une réserve d’indiens où seule la frange la plus défavorisée de la population doit vivre et résider à demeure !

Selon cette même logique, le reste du parc qui aurait conservé une valeur marchande, devrait être soumis aux lois du marché et livré à la spéculation.
Cette conception du logement social est une honte absolue !

La CSF appelle à la mobilisation générale pour que le logement revienne au centre des préoccupations de l’État, tout comme il est au centre des préoccupations des familles.

Enfin, je profite de la présence de nombreux élus dans cette salle pour rappeler l’importance de la concertation avec vos partenaires que sont les représentants des locataires.
La CSF constate que les moyens consacrés à la concertation ne sont pas toujours au rendez vous, y compris dans les communes de gauche.
Je souhaite que ce grand mouvement que nous initions ensemble ce soir, autour de cette plateforme revendicative, aboutissent à des changements y compris dans la conception de l’action publique, qui doit se faire avec et pour les habitants. " ...
Par La CSF
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